Le nouveau plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) adopté le 28 janvier 2021 par la Communauté de Communes des Vallées de la Braye et de l'Anille avait classé la forêt de la Pierre en secteur naturel forestier, dans lequel les installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE) - dont les éoliennes - ne sont pas autorisées. La forêt devait être classée au départ en simple zone naturelle, qui autorise l'implantation d'éoliennes, mais les observations formulées au cours de l'enquête publique, notamment par l'association Vent des bois, avaient conduit les autorités à modifier ce classement.
La société La Pierre Énergie (filiale de JPee) et le Groupement forestier de la Pierre (propriétaire de la zone d'implantation) avait alors saisi le tribunal administratif pour contester la légalité de ce PLUi en arguant qu'il comporterait une interdiction générale et absolue d'implanter des éoliennes su le territoire de la communauté de communes.
Le tribunal administratif de Nantes les ont déboutés le 9 janvier 2024 en démontrant que les secteurs concernés par l'interdiction des éoliennes ne concernent que 11,17 % du territoire de la communauté de communes et 36.79 % de la zone naturelle.
Les requérants ont fait appel de cette décision auprès de la Cour administrative d'appel de Nantes qui les a déboutés à son tour le 17 octobre 2025. Son rapport vient d'être rendu public :
" Le PLUi reconnait à la forêt un enjeu écologique majeur car le territoire de la commune de Montaillé, sur lequel est en partie implantée la forêt de la Pierre, présente une sensibilité écologique potentiellement forte du fait de la présence de "corridors cours d'eau" et de "continuités verte et bleue"..."il ne ressort pas des pièces du dossier que le classement de la forêt de la Pierre qui vise, dans un but d'intérêt général, à assurer la préservation d'un espace naturel forestier présentant un intérêt écologique caractérisé, aurait eu pour seul objet de faire échec au projet d'installation d'un parc éolien"...
" Les requérants ne sont pas fondés a soutenir que le PLUi litigieux serait illégal"conclut la cour administrative d'appel de Nantes.
La société La Pierre Énergie et le Groupement forestier de la Pierre ont donc été déboutés et ils devront verser 1500 euros chacun à la communauté de communes pour ses frais d'avocat.
