vendredi 26 juillet 2019

Sarthe. Chauves-souris contre le projet éolien

Un article publié sur ouest-france.fr le
 
Le préfet de la Sarthe a six mois pour corriger une étude d’impact qui avait négligé les chiroptères.
 
Un sursis en forme de coup de règle sur les doigts : dans son jugement rendu le lundi 15 juillet, le tribunal administratif de Nantes a laissé six mois au préfet de la Sarthe pour régulariser le vice tiré de l’insuffisance de l’étude d’impact du projet éolien de Saint-Longis, près de Mamers, dans le Nord-Sarthe, dans son volet concernant les chiroptères.
Depuis près de treize ans, l’association pour la protection des paysages, la commune de la Perrière et une trentaine de riverains contestent ce projet porté par la Société Innovent et aujourd’hui réduit à trois éoliennes et un poste de livraison.
Les opposants avaient eu raison d’une première version du projet en décembre 2010.
La seconde avait été validée par la cour d’appel, après avoir été retoquée en première instance, obligeant le préfet à délivrer un nouveau permis de construire… encore contesté, dans ce bras de fer entre les parties.

Le 21 juin à l’audience, le rapporteur public avait pointé les lacunes de l’étude d’impact datée de 2005, et notamment sur l’effet du projet sur les chiroptères (chauves-souris).
Elle se bornait à préconiser « d’implanter les éoliennes à l’intérieur des parcelles vouées aux cultures intensives, moins propices à concentrer les proies des chauves-souris », et contenait un « biais méthodologique consistant à ne pas couvrir le cycle biologique des espèces ».
La société Innovent devra procéder au complément de l’étude d’impact, et le préfet de la Sarthe « la soumettre à l’information du public ».

La procédure de cette information – enquête publique classique ou simple communication – n’est pas précisée dans le jugement.

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