dimanche 3 octobre 2021

Fronde contre les éoliennes : la préfète d’Eure-et-Loir convoque des états généraux

Ça commence à bouger un peu au niveau de l'Etat qui commence à se rendre compte de l’exaspération des riverains

Article paru dans le Parisien du 29 septembre :

Face à la colère montante des riverains des éoliennes, qui se fédèrent dans le collectif Stop Eolien 28, la préfète d’Eure-et-Loir Françoise Soliman organise des états généraux le 8 octobre. Elle souhaite équilibrer les différentes énergies renouvelables.

L'Eure-et-Loir accueille déjà 255 éoliennes et 62 nouveaux mâts sont autorisés :  les riverains demandent un moratoire. Photo DR  F. Mangeot

Les élus locaux, les associations et les opérateurs des énergies renouvelables sont invités aux états généraux organisés par la préfecture d’Eure-et-Loir à Chartres le 8 octobre. « J’entends la colère des habitants. Il faut rappeler que notre département contribue déjà à la moitié de l’électricité produite par des éoliennes dans la région Centre », admet la préfète Françoise Soliman.

Les services de l’État doivent répondre à deux injonctions contradictoires : des habitants excédés par les éoliennes d’une part, et l’objectif de poursuivre la transition énergétique. « Nous avons d’autres voies à explorer, comme le photovoltaïque, d’autant que nous avons plusieurs friches industrielles. Et la méthanisation, notamment sur l’ouest du département qui est une terre d’élevage », mentionne la représentante de l’État.

Lors de cette réunion du 8 octobre, les services de l’État dévoileront une cartographie : le département sera découpé en trois couleurs : verte, où le développement de l’éolien restera possible ; orange, où les projets seront examinés au cas par cas, et rouge, où il ne sera plus possible de dresser des mâts géants.

mardi 14 septembre 2021

Audition de Vent des Bois au conseil communautaire du Gesnois Bilurien

 Jeudi 9 septembre, le conseil communautaire du Gesnois Bilurien a auditionné successivement le promoteur éolien JPee sur son projet de 12 éoliennes industrielles en forêt de La Pierre et  notre association environnementale Vent des Bois qui lutte contre ce projet.

Rappelons que dans le premier arrêté de son projet de PLUi, la comcom avait décidé de protéger la forêt de toute implantation d'ICPE ( installations classées pour la protection de l'environnement) et donc de toute implantation d'éoliennes. Ce premier arrêté qui avait été suivi d'une enquête publique a été remis en cause par la nouvelle équipe élue en juin 2020 et une nouvelle enquête publique aura lieu an 2022 avec un nouveau projet.

Le promoteur fait le forcing pour que la forêt ne soit plus protégée dans le nouveau projet de PLUi .

Il  a envoyé à chaque élu communautaire un document qui relève plus du tract caricatural  par les contre-vérités et les affirmations sans justifications qu'il contient que d'une véritable information sur son projet. Il y nie même l'intérêt écologique de la forêt et l'impact visuel des éoliennes !

https://drive.google.com/file/d/1lYG-GfJkaC0HAlsIgpSt22E7uQX24k5d/view?usp=sharing

Nous  avons fait aux élus une réponse point par point avec des références sourcées.

https://drive.google.com/file/d/1w-TaRqpUHfN06_9pALLf7cMqKxSUrrXW/view?usp=sharing

dimanche 5 septembre 2021

Depuis l'installation, au printemps 2019, de cinq éoliennes à Echauffour (Orne), les plaintes des riverains ne cessent de s'accumuler.


Le site éolien d'Echauffour est très proche des habitations, sans doute trop proche

Le site éolien d’Echauffour est très proche des habitations, sans doute trop proche (©Le Réveil normand)
Le Réveil Normand

Au printemps 2019, cinq éoliennes construites et exploitées par Voltalia sont mises en service à Echauffour. Depuis, les plaintes des riverains ne cessent de s’accumuler comme l’a rapporté à plusieurs reprises Le Réveil normand.

Le 4 juillet, Fabien Ferreri, un des plus pugnaces représentants des habitants impactés, écrivait dans un mail :

Nous vivons un enfer : il est régulièrement impossible de dormir la nuit et de rester à l’extérieur la journée ».

Selon Philippe Toussaint, président des Vieilles maisons françaises, « Echauffour est l’archétype du scandale environnemental ».

Nouvelle étude acoustique

La première étude acoustique menée fin 2019 n’ayant pas donné les résultats escomptés, « la préfète a signé un arrêté de mise en demeure de Voltalia [l’exploitant des éoliennes, Ndlr] de se conformer à ses obligations et de mener une [nouvelle] étude acoustique », précise Gilles Armand, sous-préfet de Mortagne-au-Perche qui suit ce dossier de près depuis sa prise de fonction.

En attendant, lors de la réunion organisée le 15 juin 2020 en mairie d’Echauffour à la demande de la préfète, il a été demandé à l’exploitant de brider au maximum ses machines, durant la nuit. « On a accepté pour apaiser les tensions », reconnaît Clément Lainé, directeur du développement chez Voltalia. On a à cœur que notre parc soit intégré au mieux au territoire ».

Situation de blocage

L’étude acoustique devait commencer fin juin 2020 mais les riverains chez lesquels les mesures étaient prévues ayant refusé l’installation des micros, rien n’a encore été fait. « On est dans une situation de blocage », note le sous-préfet.

« On avait demandé à avoir le protocole de mesures car la première étude avait conclu qu’il n’y avait pas d’émergence [c’est-à-dire la différence entre le bruit ambiant et celui lié aux éoliennes, Ndlr] la journée, or c’est faux », explique Fabien Ferreri, chat échaudé craignant l’eau froide.

Le protocole nous est parvenu un jour avant la pose des micros. On l’a montré à notre expert acousticien qui nous a conseillé de demander des points complémentaires sinon, nous a dit-il, vous n’aurez jamais la possibilité de contrôler ce qu’ils font ».

Le problème est bien là.

dimanche 1 août 2021

Le promoteur JPee redépose un projet modifié de 12 éoliennes au lieu de 16 en forêt de La Pierre

Suite aux 32 points rédhibitoires relevés par les services de la  préfecture de la Sarthe en mars 2020, JPee vient de redéposer un dossier légèrement modifié (suppression de 4 éoliennes sur les 16 envisagées). Voici la nouvelle carte d'implantation  avec 8 éoliennes sur Coudrecieux et 4 sur Montaillé.

 


Notre association Vent des Bois a reçu de la préfecture le dossier complet du projet modifié le 15 juillet.

A sa lecture, on constate que sur les 32 points rédhibitoires rendant le projet irrecevable initialement, bien peu de réponses ont été apportées. En particulier, l'Armée n'a toujours pas donné son autorisation pour les éoliennes du parc sud et l'implantation d'éoliennes à Montaillé est interdite  par le PLUi des Vallées de la Braye et de l'Anille qui a été validé par la préfecture le 4 mars 2021.

D'après la DREAL, l'enquête publique pourrait tout de même avoir lieu avant la fin de l'année.




lundi 5 juillet 2021

Deux films documentaires sur le sujet de l'éolien sont parus ces deux derniers mois

Eoliennes : du rêve aux réalités est un film de l'association Documentaire et Vérité financé par le crowdfunding (financement paticipatif ).

Voici sa bande annonce :


 Le film complet est sur le site
https://eoliennes-lefilm.com/

 

Eolien : la belle illusion est un film réalisé par Morvent en Colère

 


mardi 15 juin 2021

La justice reconnaît la dévalorisation foncière causée par les éoliennes


Energie : réduction d'impôts pour un couple vivant près d'éoliennes, dans le Maine-et-Loire
Publié

Payer moins d'impôts locaux parce que l'on est dérangé par les nuisances des éoliennes : c'est ce que vient d'obtenir un couple du Maine-et-Loire, qui vit près de quatre éoliennes. Une première en France, qui pourrait donner des idées à d'autres.

À 800 mètres de chez Bernadette et son mari trônent quatre éoliennes, qu'ils aimeraient ne plus voir. Ils ont alors planté des pins parasol, en espérant être protégés dans quelques années. "Nous avons choisi des espèces d'arbres qui restent vert toute l'année, pour nous protéger au maximum visuellement", explique-t-elle. Mais avant tout, ces riverains ne supportent plus le bruit des éoliennes, qu'ils endurent depuis quatre ans.

Porter atteinte aux administrés

Cela fait des années que le couple se bat contre ces éoliennes. Cette fois, et c'est une première en France, il a obtenu le déclassement fiscal de sa propriété. Le tribunal administratif a reconnu la dévalorisation de son environnement à cause des éoliennes. Résultat : une réduction de la taxe foncière, qui doit encore être négociée avec les services fiscaux. Mais pour eux, "c'est d'abord un message aux élus, qu'ils sachent bien qu'en dévalorisant leur environnement, ils portent atteinte aux intérêts de leurs administrés". "Donc ouvrir la porte à un promoteur éolien, c'est porter préjudice à ses administrés", martèle Bernadette.