jeudi 30 avril 2020

Dans le projet de PLUi des Vallées de la Braye et de l’Anille, la forêt de la Pierre ne sera pas protégée


Sur les 16 éoliennes que veut implanter JPee en forêt de La Pierre, 10 seraient situées dans la commune de Coudrecieux donc dans la communauté de communes du Gesnois Bilurien et 6 dans la commune de Montaillé donc dans la communauté de communes des Vallées de la Braye et de l’Anille .
Dans chacune de ces communautés de communes, un projet de PLUi est à l’étude :

      Le PLUi du Gesnois Bilurien :
L’enquête publique s’est achevée le 24/01/2020. Fin février, les commissaires enquêteurs ont publié leur rapport dans lequel ils émettent en conclusion un avis favorable à ce projet de PLUi.
Dans ce rapport, la Communauté de Communes interrogée par la commission d’enquête confirme le classement de la partie de la forêt de La Pierre située sur Coudrecieux en zone Nf donc interdisant l’éolien.
La dernière phase de l’élaboration de ce PLUI sera son approbation par un vote des communes à la majorité des suffrages exprimés…dans quelques mois.

·         Le PLUi des Vallées de la Braye et de l’Anille
L’enquête publique qui avait commencé le 9 mars 2020 a été suspendue pour cause de pandémie…on ne sait quand elle reprendra mais on peut avoir accès aux dossiers sur le site https://www.cc-vba.com/plui/
Dans le dossier « justification des choix », on annonce page 171 qu’il est créé une zone Np qui interdit les éoliennes, pour protéger la forêt de Vibraye, le bois de Marchevert et la forêt de La Pierre…
MAIS on ajoute que cette zone a été délimitée de façon
    1.      à protéger l’ensemble des boisements interconnectés 
    2.      à prendre en compte les décisions des conseils municipaux sur l’implantation  d'éoliennes         
    3.      à suivre la préconisation du Département de la Sarthe sur l’éolien

Les points 1. et  3. sont clairs : la forêt de Vibraye, le bois de Marchevert et la forêt de La Pierre sont bien  interconnectés sans discontinuité et le Conseil Départemental s’est prononcé clairement contre l’éolien en forêt.
Par contre, le point 2. contredit les points 1. et 3. pour la commune de Montaillé, seule
municipalité à refuser clairement le classement de la forêt en zone Np.
       
  Au bout du compte, on aboutit à un règlement complètement incohérent du PLUi :
  •  La forêt de La Pierre ne sera pas protégée. La partie de cette forêt située dans la communauté de communes est en zone N et non en zone Np, donc avec possibilité d’implantation d’éoliennes.
  •  Dans la commune de Semur en Vallon, la forêt de Vibraye et le Bois de Semur sont en zone Np, mais pas la forêt de La Pierre alors que le conseil municipal s’est prononcé contre l’implantation d’éoliennes sur tout son territoire !
  •  Sur le terrain, si vous êtes par exemple dans le Bois des Corbeaux et que vous franchissez l’Anille (frontière communale entre Conflans et Montaillé), vous passez d’un seul coup d’une zone protégée à une zone non protégée avec pourtant exactement le même environnement. 

mardi 21 avril 2020

Confinement et instruction du dossier de JPee

D'après les renseignements que nous a fournis  la DREAL , le dossier de JPee déposé le 20 janvier  est instruit de manière habituelle par les services de l'Etat en cette période de confinement. Aucune information cependant sur la date d'ouverture de l'enquête publique qui aura lieu très probablement à l'automne ou à la fin de l'été.

Du côté de notre association, nous avons dû annuler notre assemblée générale qui devait avoir lieu vendredi dernier 17 avril. Difficile pour l'instant de prévoir une autre date pour sa tenue...Nous aurons cependant besoin de la mobilisation et du soutien de tous nos adhérents pour continuer le combat qui sera décisif cette année.
Si vous ne l'avez pas encore déjà fait, vous pouvez bien sûr adhérer ou réadhérer  à Vent des Bois  pour 2020 en imprimant et en remplissant le  bulletin d'adhésion 2020.

Nous travaillons actuellement avec l'aide d'associations pour la protection de l'environnement et d'organismes de  préservation du patrimoine sur le dossier déposé par JPee ( plus de 1500 pages) pour préparer l'enquête publique.

Nous avons aussi à nous préoccuper de l'enquête publique  du PLUi des vallées de Braye et de l'Anille qui a été suspendue. Nous avons consulté le dossier qui classe la forêt de Vibraye en zone naturelle protégée mais pas la partie de la forêt de La Pierre située sur Montaillé...dès la réouverture de l'enquête publique il faudra nous opposer de toutes nos forces à ce projet de PLUi.


vendredi 3 avril 2020

Avis favorable pour le projet de PLUI du gesnois Bilurien


Le rapport de l'enquête publique sur le projet de PLUi du Gesnois Bilurien est paru sur le site https://www.cc-gesnoisbilurien.fr/plui/plui/  .
Cliquer ici pour obtenir le rapport complet en pdf.

Il y a eu 66 observations, écrites sur registre ou par mail, hostiles au projet éolien de la forêt de La Pierre.



La communauté de communes y confirme sa volonté de classer la forêt de La Pierre ( plus précisément la partie située sur Coudrecieux) en zone Nf donc interdite à l'installation d'éoliennes. 
Au final, les commissaires enquêteurs donnent un avis favorable à ce projet de PLUi sous réserve d'amélioration du règlement graphique.
On lit dans la conclusion du rapport :
"Les membres de la commission d’enquête ont constaté, sur le territoire du Gesnois Bilurien, la présence active de nombreuses associations soucieuses de leur environnement. Celles-ci ont fait des propositions précises et documentées pour améliorer ce document graphique (ARDAM, Croq’Sentiers, Vent des Bois, Sarthe Nature Environnement).Il serait pertinent que la conception du règlement graphique résulte de la collaboration des techniciens concepteurs du règlement graphique et des acteurs de terrain, membres des associations et élus locaux, soucieux de partager leurs connaissances du territoire et leurs savoirs."

 
Dans le projet éolien  de JPee il y a dix éoliennes prévues sur Coudrecieux (dans le Gesnois Bilurien) et six sur Montaillé qui est sur la ComCom des Vallées de Braye et de l'Anille dont le PLUi est en cours d'enquête publique et qui lui, prévoit l'autorisation d'éoliennes en forêt de La Pierre mais pas en forêt de Vibraye (!) . 

vendredi 13 mars 2020

Communiqué de presse "Éolien : non à la cacophonie, pour une transition énergétique acceptée par tous les citoyens "



9 associations nationales engagées dans la défense de l’environnement et du patrimoine demandent au ministère de la Transition écologique et solidaire de mettre ses actes en accord avec la prise de position du Président de la République : la transition énergétique ne doit plus passer par le développement de l’éolien, et le cadre de vie des Français doit être protégé par des mesures immédiates. 

Des réunions se tiennent sous l’égide de Mme Emmanuelle Wargon, secrétaire d’État, visant à répartir « harmonieusement » 6.500 éoliennes (chiffre gouvernemental) d’ici 2028 dans le cadre d’une Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE), en sus des 8 000 éoliennes terrestres déjà implantées dans le plus grand désordre depuis dix ans. Les nouveaux engins seraient plus hauts que les précédents, plus puissants et donc plus agressifs. Dès lors, aucune répartition « harmonieuse » n’est possible. Et pourtant,
l’implantation de ces éoliennes est préparée par un démantèlement obstiné des normes de protection de l’environnement et une réduction sans précédent de la capacité d’agir en justice des citoyens (décrets Lecornu et De Rugy en 2018).

Cet objectif se trouve en totale contradiction avec les déclarations récentes du chef de l’État. Normalement, celles-ci devraient se traduire par un moratoire de l’éolien terrestre. La secrétaire d’État à la Transition vient de le refuser. Elle a ajouté que la PPE, qui prévoit une multiplication par deux et demi en dix ans du potentiel éolien terrestre installé dans notre pays, ne serait pas modifiée alors même que le rapport parlementaire sur les énergies renouvelables condamne la poursuite de cette programmation centrée sur l’éolien.

Les associations refusent le processus délétère de répartition des 6500 nouvelles éoliennes visant à opposer les régions déjà victimes de ces machines à celles qui le sont moins par le biais d’un « bonus-malus », c’est-à-dire d’une modulation de l’aide publique selon l’emplacement. Deux raisons s’y opposent : on ne ferait que déplacer la douleur sans traiter le fonds du problème. En outre il s’agirait d’accroitre l’aide déjà excessive accordée aux promoteurs éoliens aux dépends du consommateur, le nombre des cas de bonus devant excéder celui des malus.
Les associations demandent que l’on accroisse, d’urgence, la distance minimale entre les éoliennes et les habitations. Cette distance, 500 mètres à l’égard de toute habitation ou monument, a été fixée à une époque où les éoliennes étaient deux fois moins hautes qu’aujourd’hui. En effet, elles dépassaient rarement, en 2010, cent mètres de haut, pale comprise. Dès cette époque pourtant, leur voisinage était souvent insupportable. À présent, on voit surgir des projets de deux cents mètres, soit la hauteur de la tour Montparnasse.