Encore un projet éolien en forêt initié par JPee!Dans un espace boisé classé qu'il faudra déclasser!"Ce n’est pas parce qu’on lance cette étude qu’il y aura des éoliennes" dit le maire.Mais autoriser l'étude, c'est légitimer l'instruction du dossier en préfecture avec une enquête publique puis à la clé, la décision exclusive du préfet. La commune de Parcé-sur-Sarthe a donné le feu vert au lancement d'une étude pour l'implantation d'éoliennes sur son territoire.
Le projet est d’implanter sept éoliennes à Parcé et au Bailleul.
Le dernier conseil municipal de Parcé-sur-Sarthe a eu à débattre autour de l’étude de faisabilité de l’implantation d’éoliennes sur la commune et sur celle voisine du Bailleul.
« Nous avons simplement autorisé la société JPee à entamer
les premières démarches auprès des propriétaires fonciers », détaille le
maire, Michel Gendry.
Ce n’est pas parce qu’on lance cette étude qu’il y aura des éoliennes ».
Les démarches et les études seront longues. « Elles vont durer cinq ans ».
L’entreprise a pour projet d’implanter quatre éoliennes à Parcé et trois au Bailleul d’une hauteur de 165 à 180 mètres.
La première autorisation, ou non, sera celle de l’armée de l’air.
Nous sommes en limite du secteur d’entraînement à basse altitude ».
Lors de la réunion publique du 30/01/2019 , Mr Jacky Breton , président de la communauté de communes des Vallées de la Braye et de l'Anille , a annoncé que la forêt de Vibraye et le Bois de Marchevert seront classées en Zone Naturelle Protégée dans le futur PLUi qui rentrera en vigueur en 2020. L'implantation d'éoliennes industrielles n'y sera donc pas autorisée .
Forêt de Vibraye
Malheureusement la forêt de La Pierre, bien qu'elle fasse partie du même massif, ne sera pas classée en Zone Naturelle Protégée, les élus communaux de Semur-en-Vallon, Dollon et Montaillé s'y étant opposés .
Cinq associations de défense du patrimoine
ont annoncé, lundi 28 janvier, qu'elles avaient déposé deux recours
devant le Conseil d'Etat en vue de faire annuler les récents décrets
visant à favoriser l'implantation des éoliennes.
"Ces
textes d'exception - cumulant respectivement 95 % et 93 % d'avis
défavorables du public - constituent en effet une régression historique
du droit français de l'environnement protégeant les citoyens",
estiment les associations. Celles-ci critiquent trois éléments en
particulier : la suppression du double degré de juridiction, la
réduction à 15 jours du délai d'étude des projets par l'administration
et le remplacement des enquêtes publiques par une simple participation
par voie électronique.
Un article sur le site de la chaîne parlementaire LCP du 18/01/2019 :
"L'énergie éolienne a vocation à constituer un des piliers du système électrique français", explique aux députés Stanislas Reizine, le sous-directeur du système électrique et des énergies renouvelables au ministère de la Transition écologique. La
mission d'information parlementaire, dont l'objectif est de limiter les
"freins à la transition énergétique", a débuté sa matinée, jeudi, en
auditionnant également un représentant de l'Ademe (Agence de
l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) et de France énergie
éolienne (une association des professionnels de l'énergie éolienne). Des
personnalités unanimes pour défendre un secteur "d'avenir" qui embauche entre 14 et 17 000 emplois directs.
"Des Français au bord de la révolte"
Ce bel unanimisme bascule lorsque deux représentants de l'association
anti-éoliennes la Fédération environnement durable prennent la parole. "D'un
côté, vous avez une industrie qui prend le pouvoir sur la France et, de
l'autre, je vois des Français qui sont saignés avec le prix de
l'électricité, le prix des taxes, qui sont au bord de la révolte", lance Jean-Louis Butré. Une colère attisée par un décret du 29 novembre 2018
qui restreint le droit de recours des associations contre les nouvelles
installations d'éoliennes. Or, ces projets font l'objet de recours dans
près de 70% des cas...
Voir les videos des extraits de l'audition de l'Ademe, de France Energie Eolienne (lobby éolien) et de la Fédération de l'environnement durable (association anti éolienne)
Le projet se situe sur les communes de Parcé sur Sarthe ( petite cité de caractère) et du Bailleul dans le sud ouest de la Sarthe. La zone d'implantation est dans un espace boisé classé. Qu'à cela ne tienne, on va demander son déclassement dans le futur PLUI!!
Cinq associations de préservation du patrimoine (*) ont adressé un courrier au préfet de région, exprimant leur « consternation »
devant la décision de l’Udap (Unité départementale de l’architecture et
du paysage) de Loir-et-Cher, favorable au projet éolien d’Epuisay.
« Depuis
peu et sans que personne ne s’en soit ému, des éoliennes sont apparues
dans le paysage de l’ensemble monumental et paysager de Trôo, écrivent également ces associations. Construites
dans le département de la Sarthe, ces aérogénérateurs industriels sont
désormais visibles à plus de 30 km depuis le coteau du Loir portant la
collégiale et la butte cadastrale. » Les signataires demandent au préfet de Région « de
tout mettre en œuvre pour interdire désormais toute dégradation
supplémentaire du Vendômois, de la vallée du Loir et en particulier du
grand paysage de Trôo ». Elles évoquent notamment un projet multidépartemental concernant Villedieu-le-Château, et « un gigantesque projet de 18 éoliennes » dans la Sarthe.
(*)
La Demeure historique, Maisons paysannes de France, Patrimoine
environnement, Rempart, Vieilles Maisons françaises, soutenues par le
collectif Patrimoine et paysages 41.
Le « gigantesque projet de 18 éoliennes » dont parle l'article est celui de la Forêt de la Pierre...
L'association Vent Des Bois vous adresse ses meilleurs voeux pour cette nouvelle année.
Bonne année 2019
Cela fait près de deux ans que ce blog vous fait partager la mobilisation de notre association , une mobilisation qui ne faiblira pas cette année puisque le promoteur JPEE devrait déposer le dossier de son projet éolien à la préfecture pour une instruction qui durera quelques mois.
La population de nos quatre communes saura peut-être enfin le nombre , l'emplacement et la hauteur des aérogénérateurs prévus par ce projet inadapté et nocif pour nos territoires, dont le seul "intérêt" est l'enrichissement du propriétaire terrien et du groupe financier Nass dont JPEE est une filiale.
Rappelons que
1) La zone d'implantation prévue est intégralement située dans la forêt de La Pierre où les dégâts écologiques seraient considérables : déforestation , enfouissement de milliers de tonnes de béton armé , gros impact sur l'avifaune. 2) La zone d'implantation prévue est située sur la crête de collines boisées qui entourent nos villages : l'impact visuel serait très prégnant de jour comme de nuit ( avec le clignotement incessant du balisage lumineux). 3) La défiguration des paysages mettrait à mal l'attractivité de notre territoire dont les seuls atouts sont un patrimoine et une nature préservés. 4) Ce projet n'apporterait aucun emploi local et les retombées fiscales pour nos communes seraient minimes.